En 2000, le propriétaire des jardins historiques de Barbirey-sur-Ouche, en Bourgogne, demande à 15 artistes de concevoir un épouvantail à planter dans le magnifique jardin pour l’exposition de l’été.
Pour le mien, je prends le parti amusant de le créer à partir de petits brimborions de la vie quotidienne accumulés au fond de mes tiroirs : morceaux d’emballages alimentaires aux drôles d’écritures, sacs plastiques et autres fragments aux séduisantes couleurs. Tous ces éléments assemblés cousus et rebrodés. Je croyais que la pièce en question jouerait le jeu de l’épouvantail, et tomberait vite en lambeaux, avant la fin de l’été, et finirait même en pitoyable nichoir à oiseaux.
D’où son tire original :
Morts de rires, les oiseaux… !
Las, c’était sans compter avec ma naïve ignorance de l’extrême pérennité de ces matériaux hautement technologiques. Les couleurs à peine passées, il était en septembre aussi neuf qu’en juin !
En 2007, suite à l’exposition du Musée Historique des Tissus de Lyon : À la frontière du vêtement… Créations textiles contemporaines, il été entré pas acquisition dans les collections musée. Drôle de destin pour un épouvantail.
Voir aussi : Papillages

